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Quant aux troupes anglaises, en cours de débarquement à Nantes, elles ne représentent pas une force significative. Moins de quarante-huit heures après avoir commencé à remplir sa mission, il reçoit de nouvelles instructions.

Les troupes arrivées sur place et déployées sur leurs positions doivent prendre la direction du Sud. Mais il ne concerne pas la G. Les unités constituées de G.

Le 20 mai, les Allemands capturent deux pelotons de la compagnie de Bernay. Le 17 juin, le 45e bataillon de chars légers de la gendarmerie connaît la même infortune, dans la région de Tavernay où il a été encerclé par une panzerdivision. Quelques jours plus tard, le précieux emblème remis à la G. Dans le flot des convois militaires, pressés par les colonnes motorisées ennemies, soumis à de fréquentes attaques aériennes, se mêlent des formations de la G.

Pendant la campagne, elle déplore la mort de officiers et sous-officiers sans compter les blessés et les prisonniers au nombre de plusieurs milliers. Courage et esprit de sacrifice attestent, pendant les opérations, de sa valeur combative. Quelques exemples, choisis parmi des centaines, en donnent une idée. Le 11 juin , à la sortie de Châlons-sur-Marne, quatre chars allemands surprennent le garde Marchand, de la 1re légion de G.

Quelques jours plus tard, débarqué à nouveau sur le sol français, il reprend le combat. Chargé de défendre une position soumise au feu des armes automatiques ennemies et exposé à un violent bombardement pendant plusieurs heures, le maréchal des logis-chef Joyeux Paul remplit résolument la mission qui lui est confiée.

Au lendemain du cessez-le-feu, sur les 21 hommes qui constituaient la G. Pendant plusieurs semaines, les personnels ne seront pas payés. La question se pose de savoir quel sort le vainqueur réservera à la gendarmerie rattachée au ministère de la Défense.

Les Allemands entendent régler séparément le sort de la gendarmerie départementale et de la G. La première, dans les territoires occupés, sera soumise à un statut particulier à négocier à Paris avec le commandement militaire allemand en France.

Les autorités allemandes imposent sa dissolution en zone Nord. Conscient de la valeur militaire de la G. Les rares unités, de la G. Parmi les questions à traiter, une des plus cruciales et urgentes est celle des personnels.

La déflation à réaliser porte sur environ 15 hommes, officiers, gradés et gardes. La situation des formations de la garde stationnée dans les territoires occupés exige des décisions rapides car elles sont menacées de dissolution.

Le capitaine Sérignan, représentant la gendarmerie auprès du commandement militaire allemand en France, adopte une solution particulièrement risquée. Pour que ce transfert passe inaperçu, on substitue immédiatement sur les uniformes les galons rouges et or de la garde par ceux couleur argent de la gendarmerie départementale, attributs qui différencient les deux subdivisions de la gendarmerie. Les trois légions de G. Dans la zone Sud, après la dissolution des formations prévôtales, tous les militaires de la G.

La majeure partie du personnel de la G. La création, en Afrique du Nord, des légions de G. Le potentiel de la Garde en A.

Le général Le Bars en précise la composition: Les autorités militaires voudraient maintenir dans la garde tous les jeunes officiers sortis des écoles Saint-Cyr, Saint-Maixent, Saumur et verser dans la gendarmerie les plus âgés issus du rang. La mise sur pied effective des unités constitue une seconde étape délicate dans le processus de transformation de la G.

Plusieurs compagnies, stationnées avant la guerre au nord de la ligne de démarcation et repliées en zone libre à la suite des hostilités, sont reconstituées dans de nouvelles garnisons. La compagnie à cheval de Pontivy devient le 5e escadron de Châteauroux. La 2e compagnie motorisée de Bouzonville Moselle se transforme en 4e escadron motorisé de Riom. La compagnie de Boulogne-sur-Mer donne naissance au 4e escadron porté à Mende.

Chaque division militaire, dans la métropole, compte en principe une légion de la garde: Dans le Midi méditerranéen et la vallée du Rhône, les casernes existantes de la G. Ici, des escadrons cohabitent avec des fantassins. Là, avec des cavaliers. Parfois, ils disposent de cantonnements indépendants, souvent vétustes, rarement confortables. Le décret du 17 novembre , signé par le maréchal Pétain, a un double effet. Non seulement il sépare la G. La nouvelle dénomination la relie au plus lointain passé.

Par voie de conséquence, dans le cérémonial militaire, ses éléments prennent rang à la droite de toutes les autres troupes. En effet, la loi du 16 février octroyait, comme une récompense de la nation, cette faveur à la maréchaussée devenue Gendarmerie nationale. Cela veut dire que même dans le titre de "Direction de la Cavalerie, du Train… et de la Garde" on ne lui a pas donné sa place!

Cela veut dire que les candidats surtout ceux de la zone occupée ne doivent pas être surpris en arrivant chez nous, que nous ne soyons plus des gendarmes, et refusent de contracter un engagement. En , leur nombre passe à 10 Napoléon III reforme une garde aussi puissante.

En , la garde ne pourra changer le destin de la France. Sous la Révolution, la cavalerie administrait les gendarmes alors à cheval. La direction de la cavalerie devient la direction de la cavalerie du train et de la garde. Le décret entérine sa proposition. La garde se substitue à la G. Autres conditions requises des candidats: Des dispositions transitoires tempèrent la portée des nouvelles mesures. La garde, malgré les apparences, ne rompt pas tous ses liens avec la gendarmerie. Quant aux sous-officiers, ils y passent de plein droit à quinze ans de services.

La même possibilité existe pour les gardes. Leur implantation ne change pas par rapport à celle des légions 1er à Lyon, 2e à Marseille, 3e à Montpellier, 4e à Clermont-Ferrand, 5e à Limoges, 6e à Toulouse.

Les hommes portent en campagne la tenue de sous-officier rengagé: La tenue des unités motocyclistes se distingue par le port du casque modèle , à bourrelet, de la cavalerie, une veste de cuir marron et des buffleteries fauves.

MAS de 7,65 longs 43 un revolver. Ce matériel des transmissions, très encombrant, se répartit en 3 fardeaux. Ceux-ci sont du type AGR Renault modèle ou avec une puissance de 16 ou 19 chevaux et une capacité de transport de 30 personnels.

Courant , trois décisions prises par le pouvoir ont une répercussion sur la garde dont on ne doit pas sous-estimer la portée. La question de la prestation du serment de fidélité ne soulève pas, du moins apparemment, de problèmes de conscience. Que se passe-t-il en réalité dans les esprits? Comment les plus courageux conçoivent-ils leur devoir?

Les officiers, étant O. À la section spéciale près la cour d'appel de Lyon, le lieutenant C.. Elle est le type même de la troupe de carrière, forte par la qualité de son personnel, la cohésion de ses unités et son esprit de discipline. Au plan opérationnel, ses régiments ne sont pas endivisionnés mais placés, comme la cavalerie, en réserve générale dans chaque groupe de subdivision. Le haut commandement français ne partage pas le point de vue des autorités allemandes. À tous les échelons, une discipline absolue, une tenue impeccable.

Tous les efforts tendent à préparer les cadres et la troupe à reprendre le combat lorsque le moment viendra. Le général Beaudonnet en évoque quelques aspects: Chaque régiment à son refrain, toute unité sa devise. Chaque escadron a son équipe de cross, de football, de basket et de rugby etc. Dans la 12e D. Le général de Lattre de Tassigny crée pour les sous-officiers, en dehors même de la troupe, des écoles de formation à Opme près de Clermont-Ferrand et plus tard, sur le même type, à Salambo aux portes de Tunis puis à Carnon à côté de Montpellier.

Les gardes participent à ces stages. Affecté en au 2e escadron motorisé du 8e régiment de la garde, à El Aouina Tunisie , Georges Collet se souvient: Nous étions une soixantaine de pionniers. Nous avons tout fait à la pioche, à la pelle et à la brouette. Nous étions avec lui quand il a été arrêté du côté de Saint-Pons. En complément, une instruction élémentaire cours et conférences leur permet de parfaire leurs connaissances générales.

Des charges lui incombent, en particulier sur la ligne de démarcation. Des escadrons effectuent des patrouilles de surveillance à la ligne de démarcation.

Yves Duler, en janvier , en compagnie de trois de ses camarades, âgés comme lui de 18 ans, fuit la région bordelaise pour gagner la zone libre. La garde exécute des services dans les prisons militaires.

Le 22 juin, Hitler envahit la Russie. Les Russes vivant en France deviennent immédiatement suspects. Dans tous les départements, la police arrête les Russes blancs et apatrides et perquisitionne à leurs domiciles.

Dans la première quinzaine de juillet, un ordre émanant de Vichy les astreint à résidence mais ordonne leur libération. À Villeneuve-les-Avignons, depuis le début novembre, un peloton surveille le camp des légionnaires pendant plusieurs semaines. Les conflits sociaux entraînent des interventions de la garde à Oullins, le 16 octobre Les mineurs demandent un meilleur ravitaillement.

À Vénitieux, aux usines Sigma et Somua, courant octobre , des escadrons du 1er régiment font face à des grévistes, qui manifestent leur opposition à la relève. Les instructions données par les autorités préfectorales ne laissent planer aucun doute à cet égard.

Au même moment, selon un plan arrêté antérieurement, des militaires généraux Mast, Béthouard, de Montsabert, colonel Baril, etc. Au Maroc leur action échoue.

Lorsque le 8 au matin les Américains mettent pied à terre à Safi, Casablanca, Port-Lyautey et Fédala, ils se heurtent à une for- te résistance. La situation, en Algérie, pendant quarante-huit heures, tourne à la confusion. Aux environs de 3 h, le lieutenant-colonel Zwilling, chef de corps, rassemble les escadrons et les informe de la situation en ces termes: Nous devons les accueillir comme tels.

Les unités restent en alerte sur place. À 4 h, nouveau rassemblement. Les gardes écoutent les dernières instructions. Le 8 novembre, à 3 h 55, le chef de corps du 7e régiment de la garde reçoit à la caserne des Tagarins le capitaine André Dorange, chef de cabinet du général Juin. Le contre-amiral Leclerc le fait conduire à la caserne des Tagarins où il expose la situation au lieutenant-colonel Zwilling.

Cet ordre, contraire aux décisions du haut commandement ne doit, sous aucun prétexte, être exécuté. Nous nous y rendons à pied. Les gardes désarment environ vingt conjurés et les retiennent prisonniers.

Le lieutenant-colonel Zwilling reçoit pour mission de réduire les îlots de résistance. Une demi-heure plus tard, au Q. Il renonce à une action de force. Ce dernier lui ordonne de reprendre la préfecture.

Usant tour à tour de la menace et de la persuasion, il obtient de ses interlocuteurs la libération du préfet, Emmanuel Temple, qui reprend immédiatement possession des lieux. Darlan confie une dernière mission au lieutenant-colonel Zwilling: Une vive tension y règne.

Les dissidents tiennent des barrages aux alentours. En conclusion de son rapport sur les événements, le lieutenant-colonel Zwilling note: La garde obéit aux ordres. Les atermoiements de Darlan, qui a pris le pouvoir au nom de Pétain, entraînent dans la journée du 8 flottement et confusion.

Doivent-ils les considérer comme des agresseurs ou faire preuve de neutralité? La mission est claire. Le commandement a prévu, en cas de menace, la mise sur pied, dans chaque division militaire Alger, Oran, Constantine, Casablanca, etc. Les deux aviateurs remontent dans leur appareil et repartent vers Tunis. Le barrage est levé. Les messages se succèdent au standard téléphonique.

Au fil des minutes, les renseignements se précisent. Les Américains auraient pris pied dans la plaine des Andalouzes et à Arzew. Ce plateau, de 5 kilomètres sur 2, surplombe la plaine des Andalouzes et le village de Bou Sfer. La présence de brouillard, une route sinueuse, des véhicules mal adaptés au terrain cars gênent considérablement la progression. À 8 h, la colonne atteint le plateau et marque une halte. À la reprise du mouvement, aux alentours de 9 h, une patrouille capture deux soldats, un américain et un Canadien.

Les artilleurs déplorent également des victimes. La batterie de Bel-Horizon intervient pour appuyer les gardes. Des renforts affluent rapidement à leur profit. Des jeeps et un half-track surgissent et encerclent deux pelotons. Huit autres sont blessés. La prudence des Américains et les tirs de barrage dirigés contre leurs positions expliquent ce calme relatif. Les heures qui suivent sont particulièrement éprouvantes pour les gardes du lieutenant Monnot.

La garde totalise 17 tués. Consolation dérisoire, les autorités militaires distinguent les victimes, tués et blessés, par des décorations. En quelques heures, leur nombre atteint la centaine. Le 10, le ministre de la Guerre autorise un débarquement allemand à Bizerte, pointe avancée sur la Méditerranée. Ordres et contre-ordres se succèdent à Tunis sur la conduite à tenir. Il en informe le général Juin qui lui donne son accord. Avec son état-major, le général Barré se porte dans un premier temps à Souk el-Arba.

Ses forces, dont les escadrons du 8e régiment de la garde, éparses de Bizerte à Médénine se mettent en route, les unes par voie ferrée, les autres par la route. Au 8e régiment de la garde, seul le 3e escadron, stationné à Bizerte, ne se joint pas au mouvement. La garnison de 3 hommes, aux ordres du général Dauphin, se laisse désarmer. Sa défection prive le général Barré de 3 bataillons 2 du 43e R. Le colonel Bergeron, commandant la subdivision de Tunis, a sous son autorité un groupement comprenant le 4e R.

En une seule étape, il se porte à Medjez el-Bab où il arrive le 12, à 6 h Dans un premier temps, le 11 novembre, il rejoint à Tunis le quartier Forgemol où stationne le sous-groupement motorisé du chef de bataillon Michel. Coloniaux et gardes sont chargés de retarder, en évitant le combat, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le déploiement des formations allemandes en cours de débarquement. La mission assignée au chef de bataillon Michel est difficile. Le 15, les Allemands poussent quelques reconnaissances sur les itinéraires desservant la capitale.

À 21 h, une compagnie motorisée surgit. Conformément aux ordres, malgré la tension qui est vive, les officiers parlementent. Le 16, à la tombée de la nuit, il atteint la rive gauche de la rivière, alors que les Allemands font mouvement vers la rive droite. Le 17, à 15 h, deux chasseurs Spitfire de la Royal Air Force le survolent. En signe de reconnaissance, ils battent des ailes. Par voie ferrée, il gagne le Kef dans la journée du 8. À partir du 20, il passe au groupement du colonel Schwartz de la division de Constantine.

Sans combattre, les troupes du général Barré arrivent sur leur ligne de repli le 20 novembre. Le colonel Lorber, chef de corps du 3e R. Dans les jours qui suivent, quatre escadrons du 7e régiment font mouvement vers la Tunisie: Le colonel Le Coulteux de Caumont, qui a tenu les Anglais en échec le 16 juin à Qunaytra Levant , va subir le premier assaut de la campagne.

Son groupement dispose de hommes établis en hérisson à Medjez el-Bab. Au sud du pont, un escadron de chasseurs surveille le long de la rivière. Un deuxième escadron est en position en arrière. Les Allemands accentuent leur pression. Le 18, ce dernier reçoit à son P.

Le 19, vers 8 h, deux Messerchmidt apparaissent au-dessus de Mejez el-Bab. Soudainement, ils piquent sur la partie ouest du village. Cette riposte irrite les Allemands.

Simultanément, ils bombardent Medjez el-Bab et mitraillent les positions tenues par les soldats français. Une mitrailleuse allemande a repéré sa pièce. Il est tué sur le coup par un projectile. Cet Alsacien est la première victime française de la campagne de Tunisie. Les Allemands détruisent une pièce de 37 américaine et blessent deux chasseurs. Canons de 77 et minenwerfers prennent à partie les unités françaises enterrées en bordure de la Medjerda.

À partir des remblais de la berge où ils se sont dissimulés, ils bondissent sur les chasseurs assurant la défense sud du pont.

Malgré des tués et des blessés, ces derniers stoppent les assaillants puis les obligent à se replier. En vain, plus au nord, les Allemands essayent de franchir la Medjerda. Chasseurs, coloniaux et gardes les refoulent et restent maîtres du terrain malgré une ultime attaque aérienne aux environs de 16 h Quelques instants plus tard, le garde Biré tombe à son poste de combat. Les deux autres raids, à 14 h 30 et 16 h 30, ne provoquent ni pertes ni dégâts.

Pour la journée, le groupement Le Coulteux déplore 13 tués dont 2 gardes, 46 blessés et 6 disparus. Mais aucun ordre nouveau ne lui parvient. Les choses en restent là. Seul réagit le général de Lattre de Tassigny. Mais trop isolé, son entreprise tourne court. Le général de Lattre, intercepté à Saint-Pons par la gendarmerie, sur ordre du préfet régional de Montpellier, estime la situation sans issue et se laisse arrêter.

En Corse, les Italiens débarquent à Bastia le 11 novembre. Le lendemain, ils occupent Calvi, Ajaccio et Bonifacio. Du 13 au 15, le général Humbert, commandant la subdivision, visite les unités. Ses interlocuteurs prétextent une erreur pour expliquer leur intervention. Il réussit à quitter les lieux sans se faire remarquer. Aussi envisage-t-il de retourner dans la vie civile. Avant de prendre une décision, il prend conseil auprès du général Delestraint.

Les troupes françaises appliquent les instructions du commandant de la subdivision. Pourquoi cette arme, récemment créée, est-elle épargnée? Quelles sont les principales dispositions contenues dans ces textes?

À défaut de personnels spécialisés, elle assurera la surveillance des établissements et des prisons militaires. Laval nourrit un projet ambitieux quant à son organisation future. Le 21 janvier , il adresse son plan, pour approbation, aux autorités allemandes.

Il faut donc la rattacher à ce ministère qui pourra alors la mettre pour emploi à la disposition du secrétaire général à la police. À partir du 1er avril, la garde relève directement du secrétariat général à la police dirigé par René Bousquet. Cet organisme, institué par la loi du 16 février , administre et dirige toutes les formations de la police reformée en profondeur par la loi du 23 avril Au sein de cette troupe hétérogène, elle se classe dans la catégorie dite des forces mobiles du M.

R 11 hommes , des francs-gardes de la Milice 6 hommes et des gardes des communications 7 hommes. Le 24 mai, organisation générale de la garde.

Dès le mois de mars, le secrétaire général à la police recherche un directeur général. Il soumet initialement au général Oberg le nom du colonel D.. Les deux hommes se connaissent.

Bousquet occupe le poste de secrétaire général à la préfecture. Avant de rendre sa réponse, le général Perré rencontre successivement le chef du Gouvernement et le maréchal Pétain. Au premier, il pose ses conditions: Il se trouve en poste à Clermont-Ferrand où il commande le 1er groupe du 4e régiment.

Son expérience de chef de bureau, acquise en et à la sous-direction de la garde, alliée à de solides qualités foncières, le désigne pour occuper ce poste. Le troisième poste de responsabilité, à la direction générale, Bousquet le confie à un M.

Après la Première Guerre mondiale, il se bat en Pologne contre les bolcheviks et obtient une citation pendant la bataille de Varsovie. Le général Buché, son chef, disparaît seulement quelques jours après son engagement. Malgré tout, à la tête des éléments rescapés, renforcé par quelques compagnies autonomes de chars, le colonel Perré obtient des succès tangibles.

Depuis le 20 mai , a commandé avec autorité une division cuirassée, grâce à ses qualités de méthode, à son intelligence hors de pair, à son audace raisonnée alliée à une profonde connaissance des possibilités des matériels.

On le retrouve en poste au ministère de la Guerre. Or seul est disponible le e R. Le poste échoit finalement au colonel de Gaulle. Son malheureux concurrent reçoit le commandement du 8e zouave, régiment au passé glorieux, stationné à Mourmelon.

À propos de ce ressentiment, Jean François Perrette, ancien officier de renseignements à la 2e division cuirassée, exprime sans complaisance son point de vue: De septembre à mars , il donne des gages de loyalisme au régime de Vichy. Son refus ne choque pas le Maréchal. Il sera enregistré sous le numéro Ses parrains, le docteur Menetrel et le général Campet, justifieront de son passé sans tache et de sa bonne conduite politique, conditions requises pour la recevoir après en avoir fait la demande écrite et signée.

À ce titre, il a dû prêter un serment particulier:. En , une vocation impérieuse le pousse à choisir la carrière des armes. Il entre à Saint-Cyr et en sort sous-lieutenant le 1er octobre Pour sa première affectation, il sert pendant une année en Algérie au 17e régiment de tirailleurs algériens.

De retour en France, il effectue un stage au 9e régiment de cuirassiers à Lyon. Deux événements marquent son stage: Le général Bourret, commandant de la 5e armée, rejoint son P.

Le capitaine Robelin le suit au 3e bureau. À fait preuve des plus belles qualités de courage et de dévouement. Il occupe ensuite un poste de chef de bureau à la sous-direction de la cavalerie et de la garde.

Sur sa demande, au mois de mars , il obtient le commandement du 1er groupe de la 4e légion. Tous les efforts doivent tendre à en faire une troupe de cadres, ayant la meilleure valeur possible, capable de reprendre la lutte. Est-ce que vos gardes marcheraient?

De cette situation naissent des ambiguïtés. Naturellement, le général Perré ignore tout de ses relations avec la Résistance et de sa mission secrète. La création de la direction générale débute par le choix des personnels appelés à y servir. Le sous-directeur technique a toute latitude pour former son équipe. Cette structure lui confère, en matière administrative et financière, une plus grande autonomie que par le passé.

Une sous-direction administrative, dirigée par un administrateur civil assisté de quelques officiers, comprend en majeure partie des employés civils. Toutes les questions de gestion et de logistique lui incombent. Malgré la nouvelle orientation prise par la garde, ses effectifs ne changent pas.

Le général Perré, non sans difficultés, parvient à porter leur nombre de à À la tête des deux brigades, les généraux Bois et Le Bars sont des vétérans de la G. M où ils ont servi à partir des années Au plan des structures, on relève très peu de changements. Les 6 régiments se répartissent comme par le passé en deux brigades. Entrent dans sa composition les 1er, 2e, et 3e régiments respectivement stationnés à Lyon, Marseille et Montpellier.

Coiffé par un état-major, le régiment engerbe 8 escadrons 2 escadrons motocyclistes, 4 escadrons portés et 2 escadrons à cheval répartis en deux groupes.

Des personnels civils, régis par les lois des 25 août et 15 septembre , servent toujours dans les unités. Ils se répartissent à tous les échelons: Le commandant de la 1re brigade fait ainsi leur éloge: Il se trouve parmi eux un groupe de civils suivant le plus naturellement du monde cet arroi guerrier. On peut en être surpris. Secrétaires, gérants, cuisiniers, dactylos, ils nous soulagent des soucis de la paperasse et du manger.

Ils sont les anges gardiens de nos foyers nomades et, en cela, perpétuent, sous une forme nouvelle la tradition des vivandiers et des vivandières.

Cette formation, rattachée à la 1re brigade, reçoit une double mission. Le commandement en incombe à un officier supérieur spécialement affecté à cet emploi. Le service de place entre dans ses attributions. Le lieutenant-colonel Godalliez puis le colonel Bertrand en assurent le commandement.

Quelles en sont les grandes lignes? Il considère la deuxième solution comme un pis-aller. Il ne donnera pas son agrément concernant les casernements initialement proposés.

Légion des volontaires français. Sept mois plus tard, le 3 mars , le général Perré, entouré du lieutenant-colonel Robelin et de M. Les bâtiments, vétustes, datent du XVe siècle. Elle ouvre ses portes le 1er novembre. Le premier stage débute le Beaucoup sont issus des enfants de troupe ou des classes de Corniches préparatoires à Saint-Cyr.

Quatre cours fonctionnent séparément. Le troisième assure pendant 6 mois la formation de élèves-gardes destinés aux unités montées, motorisées et portées. Malgré les difficultés inhérentes aux pénuries et à la mauvaise saison, le bilan des résultats est satisfaisant. Sur stagiaires, 76 sont jugés aptes au brevet de chef de section ou de peloton.

Une quarantaine de stagiaires, sélectionnés dans les régiments, y subissent un entraînement poussé, volontairement dur.

Le but du centre est de former dans chaque escadron un noyau de bons maîtres-nageurs et un fort groupe de bons nageurs classés. Le commandement développe la pratique des sports collectifs mise sur pied de sections football, rugby, basket etc.

René Bousquet préside la manifestation, entouré du général Perré, du préfet régional, du commissaire général aux sports, du général commissaire régional à la défense.

Honneurs militaires, envoi des couleurs, exécution de sonneries de fanfares, défilé des athlètes, donnent un éclat tout particulier à cette journée sportive. Le 30 juillet , lors de son procès devant la Haute Cour de justice, René Bousquet cite plusieurs fois son nom. Il veut en faire le fer de lance de la répression contre le maquis. Corrélativement, il demande au chef de la police allemande en France un armement et des moyens automobiles mieux adaptés à la situation et aux missions.

Oberg ne se laisse pas infléchir. Toujours méfiant, il ne consent à débloquer, en tout et pour tout, que quelques armes légères. Sans aucun doute veut-il aussi, en se référant au passé, mieux faire accepter au personnel sa subordination aux autorités civiles. Voilà de qui vous êtes les descendants.

Le document précise ensuite la filiation de chacun des 6 régiments. Ainsi, le 5e reprend les traditions des Mousquetaires et du 2e régiment de grenadiers à pied qui se sont illustrés à Maestricht , Fonteny , Eylau , Wagram , Trocadéro , Magenta Fin , les étendards et les fanions destinés aux 6 régiments sont réalisés.

Le maître de manège, M. Descomp, le récupère par la suite et le dissimule en lieu sûr. Deux miliciens et des militaires allemands perquisitionnent en vain à son domicile. La direction fait une synthèse des deux premiers. Bien que réservée initialement en priorité à ses personnels, elle étend sa diffusion aux particuliers et aux collectivités désireux de souscrire un abonnement.

Le numéro 1 paraît au mois de septembre Par suite des difficultés dues aux circonstances du moment, au mois de mai le commandement prend la décision de ne la faire paraître que tous les deux mois. En fait, elle ne survivra pas au mois de mai La garde a toujours été une grande famille dans laquelle aucune détresse ne doit rester ignorée, sans appui, sans conseil, sans soulagement.

En maintes circonstances, les militaires de la garde feront preuve de générosité et de solidarité. Les collectes, effectuées dans les régiments en faveur des enfants, des veuves et des gardes tués en service commandé ou décédés des suites de maladies ou de blessures accidentelles, produiront chaque fois des sommes importantes.

Il en est de même en septembre, pour les personnels de la police en uniforme et en civil. Au moment de son départ du poste de secrétaire général à la police, fin décembre , René Bousquet exprime sa satisfaction au général Perré pour le travail accompli par la garde sous son autorité: Il en résulte de graves problèmes.

Les démarches entreprises restent négatives. Plusieurs fois, son directeur de cabinet, Clémoz, exige le déplacement de certains officiers. Pour obtenir satisfaction, il use de chantage en menaçant de faire intervenir les autorités allemandes.

Dans ce climat, les relations entre le directeur général et Darnand se détériorent. Les motifs de dissentiments ne manquent pas. Quelques semaines plus tard, le conflit atteint son paroxysme. Tout se passe bien. Des escadrons participent à des opérations répressives combinées, sur injonction des autorités allemandes.

Le 27, trois nouvelles interpellations marquent le passage à Lastic de la colonne. Vieillespesse, Montchamp, Ladignat de Saint-Just. Un officier de gendarmerie, le lieutenant-colonel C..

Les délais impartis sont brefs. Le repli concerne les unités avec tout leur matériel et les chevaux pour les escadrons montés. Et puis, les escadrons touchés par cette mesure sont presque tous en déplacement dans les Alpes ou le Limousin.

Il est hors de question de les distraire de leur mission. Il faudra construire, aménager, réparer, parfois déménager pour occuper des locaux mieux adaptés.

Les escadrons transportent le mobilier des familles jusque dans les gares les plus proches de leurs résidences respectives à bord de camions réquisitionnés. Les gardes et leurs proches rejoignent leurs nouvelles destinations par trains militaires non chauffés et non éclairés.

Les Allemands et leurs alliés Italiens occupent depuis le mois de novembre la totalité du territoire. À la paix civile succède insensiblement, attisée par la Milice, une guerre civile larvée. La loi du 16 février , véritable conscription au profit de la machine de guerre allemande, entraîne dans la clandestinité des milliers de jeunes requis.

Pour ne pas partir outre-Rhin, ils se cachent dans les campagnes et rejoignent dans leurs refuges tous les proscrits Juifs, étrangers, communistes, gaullistes, etc. Les réfractaires au S. Ils se procurent des fonds dans les caisses publiques postes, perceptions, banques. Les dépôts des chantiers de jeunesse constituent pour eux une autre cible privilégiée car abondamment pourvus en vêtements, chaussures, couvertures, etc.

Au cours des mois de septembre, octobre et novembre , les autorités préfectorales comptabilisent en Corrèze agressions et attentats répartis comme suit: En mai, ce chiffre culmine à Limousin, Alpes, Auvergne, Lyonnais, etc. Pour juguler les éléments du désordre, les préfets prennent des dispositions préventives. Les préfets de la région administrative de Limoges restreignent, le 7 octobre , la circulation des individus dans la Creuse 8 cantons , la Corrèze ensemble du département , la Dordogne 4 cantons , la Haute-Vienne 11 cantons.

Une vue générale des forces engagées nous renseigne sur la volonté du pouvoir de rétablir la sécurité publique et les zones les plus affectées par la subversion. Le 1er octobre, toute la région du Limousin est placée sous haute surveillance.

Convergent vers Limoges, 15 escadrons 3 du 1er régiment, 2 du 4e, 6 du 3e et 4 du 5e ainsi que 12 G. En Corrèze, un autre officier de la garde, le lieutenant-colonel B.. En outre, il renforce leur potentiel offensif par des unités de la Milice franc-garde. En avril , dans le Limousin, il crée le groupe des forces de Limoges G. Une majorité de gardes et une minorité de miliciens de la franc-garde constituent les groupements A, B, C, respectivement commandés par les lieutenants-colonels Hachette 3e régiment , Besson 5e régiment , Bouvet 2e régiment.

Le groupement E, commandé par un milicien, le capitaine de Bourmont, comprend une cohorte de la Milice hommes et un G. À partir de janvier , il ne se contente plus de quadriller les régions troublées. Le secrétaire général à la police affine sa stratégie. La police, selon lui, doit les ignorer voire les conseiller. Je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi pour vous donner les renforts voulus. Pour moi tous sont des hors-la-loi et doivent être traités comme tels.

Eh bien je veux la mater! Les affrontements inévitables qui vont se produire ainsi que la multiplication des heurts entre les escadrons et les formations miliciennes amplifient leurs craintes. Plusieurs officiers, après la libération, accréditent ce point de vue.

En , le colonel Raulet prend la même position: On enregistre des réactions analogues dans le Limousin et dans les Alpes.

Si certains résultent de rencontres fortuites, quelques-uns sont imputables à des cadres trop zélés. Tous seront déportés en mai après avoir été internés à Eysses. À 5 h, le jour commence à poindre. La fusillade retentit de tous les côtés. Au cours de leur retraite, 6 maquisards sont capturés. La composition de la bande, qui comprend un commissaire politique, révèle à coup sûr son caractère communiste.

Début mai , ils sont déportés à Dachau. La garde intervient en Ariège, en septembre , dans des conditions différentes de celles précédemment évoquées. Le 18, un groupe armé attaque par surprise, dans la région de Lavelanet Ariège , un poste de guet allemand tenu par trois soldats.

Ces derniers, grièvement blessés, repoussent néanmoins les agresseurs qui laissent un tué et un blessé sur le terrain. Il requiert le 4e escadron du 6e régiment, en résidence à Foix, pour effectuer un ratissage. Les deux pelotons chargés de fouiller la grotte arrivent à Montségur à 7 h.

À cet endroit, ils trouvent le commandant de section de Foix et des gendarmes de la brigade de Balesta chargés de les guider. Vers 9 h, les éléments de tête arrivent sur place. Des coups de fusils et de mitraillettes les accueillent. Suit une accalmie au cours de laquelle les assiégés entonnent le chant du départ. Les armes se taisent. En raison des difficultés du terrain, le mouvement prend un certain temps.

Nouvel échange de coups de feu. Dès le lever du jour, le 21 septembre, les opérations reprennent. Une quinzaine de maquisards occupent une crête au-dessus de la grotte. Quelques isolés occupent des positions ici et là. Elles obtiennent la reddition de sept maquisards réfugiés dans la grotte. La brigade régionale de police de sûreté de Toulouse conduit les prisonniers en lieu sûr pour les interroger. Dans la journée, deux individus armés attaquent le garde P.. Ils lui laissent la vie sauve mais détruisent la moto.

Le 22, les gardes poursuivent leurs recherches et mettent à jour une cache contenant huit fusils, des couvertures et des stocks alimentaires. Le disparu laisse une veuve et un enfant en bas âge. En Corrèze, les 14 et 15 octobre , une nouvelle confrontation oppose gardes et maquisards. Les gardes perquisitionnent dans toute la maison. Une patrouille le découvre à la pointe du jour. Un adjudant et six gardes prennent place à bord du véhicule qui, quelques minutes après, se trouve dans le champ de tir des F.

En quelques secondes, sous le feu concentré de leurs armes, le détachement perd trois hommes: Une première balle troue le casque du gradé et une seconde son pantalon. De même, un projectile traverse le manteau du garde L… Les deux hommes, à court de munitions, se rendent. Au bruit de la fusillade, le capitaine D.. Les gardes mettent en fuite les F. Ce dernier, mal commode à transporter à travers bois en raison de son état, ralentit leur retraite. Lors de ses obsèques à Lafage, ses compagnons, dissimulés aux abords du cimetière, font le serment de le venger.

Il requiert la garde pour les démanteler. Les gardes contrôlent le véhicule dont les passagers sont en situation irrégulière. Tous viennent du camp de Cendrieux. Les gardes les retiennent et poursuivent leur progression.

Les gardes débarquent, prennent les dispositions de combat et encagent le secteur. Grâce à ces renseignements, les autorités connaissent la structure de la Résistance dans le secteur. Le carburant fait défaut. Les effectifs ne lui paraissent pas suffisants.

Les maquisards ont déjà quitté Saint-Alvère pour se regrouper aux environs de Saint-Vincent-de-Connezac. Il doit ratisser la région de Le Maine-du-Puy. Il trouve inutile un combat entre Français et demande à parler au chef de la troupe. Le camp est déjà investi. Des coups de feu claquent de tous côtés. Le combat fait rage pendant une vingtaine de minutes.

Deux gardes sont blessés. Les maquisards ont un mort, trois blessés et 32 prisonniers dont 5 Géorgiens. Les suites de cette opération de police sont tragiques.

Le 10 décembre , les Allemands passent par les armes les 5 étrangers et déportent les autres prisonniers. La gendarmerie, faute de moyens suffisants pour mener à bien des actions offensives, demande le concours des forces mobiles déplacées dans sa zone de compétence.

De préférence, chaque fois que possible, elle privilégie le recours à la garde. Dans la région de Malleret, ils tombent sur une maison isolée qui paraît, à première vue, abandonnée.

Son chef, le capitaine C.. Il obtient leur reddition. Les combats qui en résultent prennent parfois une tournure dramatique. Le 29 janvier , en début de matinée, un sous-groupement constitué du G. En outre, ils appréhendent 3 jeunes gens aux fins de contrôle. En tête de la colonne se trouvent les camions des G. Un déluge de feu, tirs de F.

Dès le début de la fusillade, G. Ces derniers laissent sur le terrain 4 tués et 6 blessés. La situation, après cette bavure, devient explosive dans la petite cité. La population conspue les G. Dans la soirée, les G. Sur le chemin du retour, le détachement subit des tirs de harcèlement à La Celle, 12 kilomètres au nord de Treignac. Le lendemain, à 16 h 30, un attroupement de personnes se forme à Treignac devant le cantonnement des G.

À la suite de ces événements, Darnand se rend sur place pour exprimer sa satisfaction aux G. Le 2 février, de retour à Vichy, en présence des directeurs généraux de la garde, de la gendarmerie et des G. Dans les jours suivants, il adresse au commandement des G. Un camion se présente à bord duquel se trouvent une dizaine de jeunes gens. À une quarantaine de mètres du dispositif, à la vue des gardes, le véhicule stoppe. Les occupants abandonnent le véhicule et se replient en tirant.

Le groupe rejoint sa base à la ferme de la Régasse. Le chef du maquis décide de changer de cantonnement mais seulement lorsque le blessé aura reçu les soins nécessaires. Pendant ce temps, le capitaine Jean ne reste pas inactif. Au lever du jour, le dimanche 5, il revient en civil aux alentours de Pont-Saint-Mamet pour essayer de localiser le refuge des fuyards. Les événements se précipitent. Valmy est mis pratiquement hors de combat. Devant la cour martiale de Limoges, Marcel Legendre, chef du groupe, se déclare seul responsable.

Le tribunal de Darnand le condamne à la peine capitale. Le capitaine Jean ne laisse aucun répit aux résistants. À 5 h, le lendemain matin, il attaque un détachement des F. Trois sont tués et un quatrième capturé. Le garde et un gradé sont proposés pour la médaille militaire. Pour tous les responsables, il y a intérêt à intervenir dans un délai aussi rapproché que possible car la bande est susceptible de quitter les lieux.

Sans trop de difficultés, il le localise avec exactitude à quelques kilomètres au nord-ouest de Calviac, entre les hameaux de Bospe et de Pebret. Le 25, au lever du jour, les gardes prennent position autour de la ferme. Plusieurs maquisards gagnent immédiatement les bois voisins. Pendant une vingtaine de minutes, les armes crépitent. Des gardes leur coupent la retraite et finalement les interceptent. Des cris et une grande agitation succèdent au vacarme de la fusillade.

Après la fouille, les gardes font les comptes. Parmi les prisonniers, il y a trois Français à peine âgés de 20 ans, tous originaires de la Dordogne: Le 4 avril, à Limoges, une cour martiale le condamne à mort en même temps que Serge Bouy. Les gardes saisissent un matériel impressionnant: Une fois de plus, le capitaine Jean et plusieurs de ses subordonnés, le lieutenant M Pendant que nous dormions, plus de cent fascistes avaient encerclé la ferme.

La sentinelle avait poussé un cri de douleur laissé tomber sa mitraillette qui heurta une pierre. Plusieurs autres hitlériens accoururent.

Et aussitôt il tira une rafale à travers la porte et la fenêtre. Nous trois seulement parmi les partisans étions restés en vie. Deux de nos camarades grièvement blessés tombèrent aux mains des fascistes dont Yvan Pilipenko.

Conte reprend cette version des événements: Il fut fait prisonnier par les Allemands avec le jeune français Bouy et tous les deux furent fusillés le 4 avril à la prison de Limoges. Le combat meurtrier qui oppose le 19 mars , dans la région de Panassières Loire , un maquis F.

Parmi les prisonniers, un blessé grave. La suite des événements, comme le pensent des résistants, tend à le prouver. Pour tenir en main leur troupe, ils disposent en matière disciplinaire de larges pouvoirs comme celui de punir ou de récompenser. Dans le Limousin, De Vaugelas, précédemment chef des francs-gardes, à sous sa coupe plusieurs milliers de gardes, G.

La hargne des miliciens se heurte à la farouche détermination des maquisards. Des cadres et exécutants, pris dans cet engrenage, se soumettent aux ordres, les uns par peur de la Milice, les autres par esprit de discipline, une minorité par conviction.

Dans la nuit du 12 au 13 mai, un groupe de gardes en embuscade près de Bridiers Creuse tire plusieurs rafales de fusil-mitrailleur sur deux individus. Le contact est très violent. On dénombre trois tués parmi les maquisards et dix prisonniers.

Un milicien et le garde Jean C.. Leurs obsèques se déroulent à Périgueux, le 20 mai, devant une foule nombreuse, en présence des autorités civiles et religieuses. Ce même mercredi 17, exploitant les renseignements fournis par un traître, le lieutenant-colonel B.. Une compagnie de F. Coups de sifflets stridents, sommations, hurlements, détonations, accompagnent leur mouvement.

Un tout nouveau 13 décembre Hitler encore et toujours à la manoeuvre. Le 13 décembre marque une innovation: Le torchon brûle, depuis le 7 novembre environ, entre Pétain et son vice-président du conseil. Il est vrai que Hitler y a mis du sien. Il préparait un second Montoire, plus humiliant encore que le premier: On ne saurait mieux dire De ce point de vue la date décisive est le 29 novembre: On peut trouver ces circonstances guignolesques mais sur le moment elles revêtent une certaine intensité dramatique: Or, en cette mi-décembre, le Führer et son ambassadeur font à nouveau traîner les choses et se répandent en conversations.

Le 31, cependant, branle-bas de combat. Alger, après un embarquement à Marseille:. Ils nous disent confidentiellement: Le gouvernement ne veut pas céder. Les Allemands vont occuper toute la France.

On nous conduit à Marseille. De là nous prendrons, nous aussi, le bateau. Toute la nuit du 31 décembre, toute la journée du 1er janvier, notre cortège circule à travers la France.

Arrivés à Aubenas le 1er janvier à minuit, nous apprenons que M. Pétain a cédé et que le règne de Vichy continue. Seuls Reynaud et Mandel vont rester pendant tout ce temps sous la garde de Charles Courrier: Il espérait sans doute que les conditions allemandes priveraient Pétain, à son tour, de politique, et se voyait reprendre le pouvoir en Afrique du Nord. Le 13 décembre semble ramener la France six mois en arrière.

Abetz se fait respecter à Paris, là où il règne: Déat est prestement remis en liberté, sur son ordre pressant. Pour la zone sud, il frappe à la fois durement et mollement: Reste à diviser le nouveau gouvernement de Vichy: Hitler semble temporiser, mais il prend une fois de plus de vitesse ses adversaires.

Les données de Robert Courrier sont un peu vagues.

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