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Raoul Vaneigem, mars Les biens de la famille du président Ben Ali attaqués et pillés. Un jour, bientôt, ils vous chasseront! Gustave Lefrançais, juillet Hall, Alfred Korzybski, A. Qui a bâti surtout la joie de prendre en assemblées autogérées des décisions propres à améliorer le sort de chacun. Nous sommes résolus de tout recommencer. Appel international à converger sur Paris le 1 er mai. Une fois encore, il s'agit de vendre, de l'audimat, des torchons littéraires et des bulletins de vote ; il s'agit en fait de neutraliser et de mettre à distance ce qui a pu se jouer de politique lors de l'une des années les plus subversives, violentes et offensives de l'après-guerre.

Analyser l'histoire pour marteler sa fin, évoquer la fougue et la révolte d'une génération pour mieux enfermer et pacifier la suivante. Les étudiants parisiens entament le mois de mai en occupant la Sorbonne, les revendications singulières explosent, le refus d'un monde s'exprime sur les murs des villes et s'incarne dans les barricades nocturnes.

Les ouvriers rentrent rapidement dans la danse et déclenchent une grève générale sauvage qui paralyse le pays. En deux semaines, le gouvernement plie et accorde des concessions sociales historiques, concessions rejetées par les grévistes A Mexico, pendant plusieurs mois, un mouvement pour la liberté d'organisation et contre la répression politique alterne manifestations de centaines de milliers de personnes, occupations des universités et lycées, et affrontements de rue.

L'État mexicain achèvera le mouvement en assassinant plus de deux cents personnes lors du massacre de Tlatelolco. Il faudra que des chars investissent les places pour mettre fin au printemps de Prague. Les Viêt-Congs lancent l'offensive du Têt contre les principales villes du Sud.

Si les assaillants sont globalement repoussés après quelques semaines, cette offensive montre au monde les capacités de l'armée populaire vietnamienne, annonçant les débuts de la défaite américaine. En Italie, le mouvement étudiant entre dans sa deuxième année. Partant d'une critique du système universitaire, de son autoritarisme et de sa fonction capitaliste, le mouvement déborde ce cadre, se mêle de politique internationale et de questions domestiques, enchaîne les grèves, quitte les campus pour se fondre dans les villes, et connaît ses premiers affrontements victorieux contre les flics.

L'année 68 s'inscrit dans les débuts de la longue séquence rouge italienne, douze années d'expérimentations et de conflits politiques, d'occupations, de grèves, d'émeutes, de lutte armée, de radios pirates, d'expropriations, de quartiers en rébellion. Un bouleversement de tous les aspects de la vie Ailleurs aussi, au Japon, aux Etats-Unis, en Allemagne, au Sénégal, un mouvement d'émancipation sans précédent secoue la planète: Les femmes et les hommes qui ont porté ces luttes en ont payé le prix fort, des dizaines de milliers de blessés et de morts, de prisonniers et d'exilés.

Mais ils ont aussi connu des victoires et des puissances nouvelles, expérimenté des formes de vie et de combats inédites ; fissurer le monde pour en faire émerger d'autres, inconnus et fous Partout, ce sont des alliances entre ouvriers et étudiants, entre hommes et femmes, entre immigrés et citoyens nationaux qui ont forgé l'ampleur et l'intensité de ces mouvements, l'altérité comme puissance commune, une manière de désarçonner l'adversaire, de se réinventer, d'apprendre à se battre, et à gagner.

Les citoyens européens sont supposés être au sommet de la liberté, leurs vies regorgent de choix palpitants. Le choix de liker ou pas, le choix de cette marchandise de merde, ou de la suivante, le choix de ce parti ou d'un autre, qui mèneront de toute façon la même politique, et, évidemment, le choix du type de cancer qui nous fera crever Une abondance de trajectoires vides de sens pour nous faire oublier notre absence de destin, voilà ce que le capitalisme offre aux "privilégiés" de notre époque.

Sur le plan de l'égalité, certaines femmes blanches et cultivées peuvent aujourd'hui devenir des managers comme les autres, et même parfois les dirigeantes de grandes puissances mondiales.

Mais le nombre de viols et de féminicides ne diminue pas pour autant, et les femmes racisées continuent à être le ciment inavouable de nos sociétés: Le travail est plus que jamais imposé comme la valeur cardinale de notre société. Les chômeurs sont traqués, méprisés et éradiqués.

Uber, Amazon et leurs armées de managers "créatifs" entreprennent de ré-inventer le fordisme et un mode d'être au monde où chaque seconde est comptée et contrôlée: Au niveau global, on ne peut plus compter le nombre d'espèces animales disparues ou en voie de disparition, pas plus que le nombre d'écosystèmes détruits ou le degré de pollution des océans.

Le monde de l'économie continue d'imposer toujours plus la domination de la planète, et la destruction de toutes les formes de vie. Dans cet univers merveilleux émergent heureusement une forme de conscience lucide, des tentatives de subversions et de confrontations.

Un peu partout, la désertion progresse, le capitalisme vert et les politiciens professionnels ne font plus rêver que les idiots ou les salauds. Des alliances se tissent, des migrants occupent des places et des bâtiments, rendent visibles leurs existences et leurs expériences, des femmes s'organisent ensemble pour faire valoir leurs droits, leurs voix et leurs vies. A une échelle plus large, des réformes politiciennes ou des meurtres policiers peuvent entraîner des éruptions politiques massives et inattendues, des grands projets d'infrastructure donnent parfois naissance à des communes libres et à des transformations sensibles de territoires entiers, certaines réunions des dirigeants de ce monde finissent par la mise en échec de milliers de policiers et le saccage en règle de métropoles hyper-sécurisées.

Dans le cadre de ces tentatives, un appel à se rendre à Paris pour un mois de mai sauvage a été lancé par des camarades français. Par ce texte, nous souhaitons répondre positivement à cette invitation, et la relayer auprès de tous nos complices et amies, en devenir ou éprouvées. Nous nous rendrons à Paris parce que nous pensons que, tout autant que l'état du monde, les mots et l'histoire méritent eux aussi un combat. Il ne s'agit pas de fétichisme ou d'idéalisation d'une période révolue, mais de se nourrir, de rendre vivantes une mémoire, une histoire, des vies et des luttes, ainsi que les désirs et visées qui les ont traversés.

Il y a cinquante ans, des milliers de compagnons se sont lancés à l'assaut du ciel. Qu'ils aient finalement échoué à abattre le capitalisme n'est pas l'important.

Ce qui nous importe, ce sont les questionnements, les gestes et les élans qu'ils ont posés et comment leur faire écho, comment les respirer, les interroger, les réitérer peut-être. Comme le disent nos amis zapatistes, l'avenir est dans notre passé Sa première erreur pourrait être de mener actuellement de front des réformes du baccalauréat, de l'accès à l'université et de la SNCF, tout en ayant rendu clair qu'il s'apprête à démolir le secteur public français.

Les cheminots, connus comme étant les ouvriers les plus combatifs, ont initié un mouvement de grève qui affectera fortement les transports à partir de début avril. De nombreux lycéens et étudiantes ont commencé à bloquer et occuper leurs écoles et universités. Dans la fonction publique, les travailleurs comprennent que les cadences infernales et le management agressif auxquels ils sont soumis ne feront qu'empirer.

Bien sûr le gouvernement double ses attaques politiques d'attaques médiatiques contre les cheminots et les fonctionnaires, alors que les occupations de lycées et díuniversités font face à une répression policière et administrative féroce.

Mais la journée de grève et de manifestations du 22 mars a laissé voir une combativité et une détermination qu'on n'avait plus vu depuis le mouvement contre la loi travail de Personne ne peut dire comment ce début de mouvement évoluera dans les semaines à venir, mais il y aura un enjeu certain à créer des ponts, multiplier les rencontres et les mondes à partager: Essayer de sentir et de combattre ensemble, pour que le printemps qui vient dépasse líhistoire et libère enfin un temps dont on s'éprenne.

Rien n'est fini, tout commence Version profane de la Providence, le destin, identifié au hasard, à la fatalité, à la nécessité, est inéluctable. Comme le notait le Traité de savoir vivre: La confusion se fait lumière et le mensonge vérité. En bloquant les émotions et en empêchant la conscience humaine de les prendre en charge et de les affiner, la carapace caractérielle les dénature et ne leur laisse pour exutoire que le débondement sauvage.

La vie est autocréatrice. La base de notre destinée à construire est en nous. Nos vérités péremptoires ne sont que des mensonges sans faille.

Elle ignore les projets millimétrés, les programmes, les itinéraires prévisibles. En échappant à toute forme de sacrifice et de contrainte, elle atteint à une capacité de résonance protoplasmique. Nous sommes des mutilés. Nul ne se changera sans changer le monde, nul ne changera le monde sans se changer. Le temps qui nous est dérobé est un vol, le temps imposé un viol. Je tiens le dégoût de la vie pour la plus répugnante vomissure de la société dominante.

Entre brise et tempête, la puissance poétique qui nous crée et que nous créons signale la proximité de nos océans. Jouir des êtres et des choses dissuade de se les approprier.

Seul ce qui se donne est acquis et se renouvelle sans cesse. Je puis être moi, avec mes errements et mes incertitudes, sans avoir à me défendre, à me justifier, à tenir un rôle par lequel le premier venu me fourrera dans son armoire à jugements. L'insécurité n'est pas une donnée objective, mais un sentiment. Elle ne se mesure pas à l'aide de statistiques ou de mesures gouvernementales. Difficile à cerner, le sentiment d'insécurité naît d'impressions confuses, désagréables, accumulées au cours du temps.

Dans tous les cas, c'est un signal que l'on va mal. On se sent menacé, inquiet, excédé par un trop-plein de rencontres déplaisantes, de vexations, de peurs, d'humiliations.

La vie en société ressemble plus à un enfer qu'à un paradis. Quels facteurs y concourent? Mais plutôt la répétition d'actes imbéciles et méchants, d'autant plus irritants qu'on sait fort bien que leurs auteurs sont eux aussi excédés, mal dans leur peau, comme rendus malfaisants par une vie sociale insatisfaisante.

Il n'y a rien de rassurant à constater que le malheur des uns augmente le malheur des autres. Une partie des actes qui suscitent le sentiment d'insécurité sont commis par des jeunes de milieu populaire, souvent issus de l'immigration. Autrement dit, cette courtoisie, cette civilité, cette urbanité, qui font qu'on peut vivre ensemble dans une ville tout en étant différents. C'est évidemment le signe que la ville n'est plus un lieu où vivre ensemble, de quelque culture qu'on soit.

Pour une large part, il s'agit d'agressions, verbales ou physiques, justifiant le droit du plus fort à écraser le plus faible. C'est la logique de la compétition poussée à l'extrême.

L'esprit capitaliste à l'état pur, porté par ceux qui n'ont pas la chance de posséder un capital. C'est souvent un comportement en bande, où l'union fait la force, dont l'usage permet de se venger de l'humiliation passée en la faisant subir à celui ou celle qui, isolé e face à la bande, se trouve momentanément en position de faiblesse.

Effet pervers d'une solidarité vécue sur le mode de l'exclusion, qui bafoue le sentiment de fraternité, fondement de toute véritable démocratie. Les exclus du système pratiquent ainsi la logique dont ils souffrent pour exclure à leur tour les victimes qu'ils trouvent sur leur chemin. A cet égard, ces délinquants sont de bons élèves, qui suivent aveuglément les principes qu'on leur a inculqués, mais dont l'esprit de concurrence n'a pas trouvé d'emploi. Leur conduite est semblable à celle des gagneurs de l'entreprise capitaliste, à la différence près qu'ils n'ont pas de terrain économique où l'exercer.

Dès lors, ils le font au hasard, sur un territoire qui n'est pas fait pour ça. Parmi les bandes qui agissent ainsi, il en est de plus perverses, par ailleurs supposées défendre les faibles.

Il s'agit par exemple de certaines patrouilles de forces de l'ordre, fonctionnant dans la même logique que les voyous auxquels ils sont supposés s'affronter. La revanche de l'humilié, qui à son tour humilie les autres, peut aussi s'appuyer sur la part de pouvoir que s'arroge le petit fonctionnaire, imbu d'une force qui lui est fournie par procuration.

Au lieu d'agir en frère secourable, il se comporte en parâtre vengeur, et augmente d'autant le sentiment d'insécurité des citoyens. Face à ces situations, si l'on pense que la guerre est une bonne réponse et qu'il faut augmenter la répression, au risque de susciter des réponses encore plus violentes, il est alors logique d'élire des gens de droite ou d'extrême-droite, dont c'est le rôle politique de défendre l'ordre à tout prix.

Avec le fascisme au pouvoir, c'est la violence qui devient l'institution centrale, en balayant la démocratie. Il n'y a plus de sentiment d'insécurité, parce que les individus, privés de leurs droits de citoyens, sont désormais dans l'insécurité totale face à l'Etat. C'est la terreur qui devient souveraine.

La droite classique, en principe, exprime quant à elle le point de vue d'une minorité de possédants pour qui la sécurité provient du travail des autres et l'insécurité des risques que ceux-ci se révoltent.

Propagande et autorité sont alors les outils nécessaires à la paix sociale. La primauté de l'économie sur toute autre considération est dans la logique du capitalisme, pour lequel toute la vie sociale doit se soumettre à la nécessité de conserver la disparité entre les possédants et les autres.

Dans cette logique, le sentiment d'insécurité est un moteur d'élimination des faibles. C'est sans doute pourquoi la droite le met en avant et propose des moyens de lutte qui, en fait, le renforcent. En cas d'urgence, elle pourrait même recruter les voyous et confier provisoirement le pouvoir à des bandes fascistes. La gauche, en principe, est porteuse d'un projet de justice sociale, où l'économie devrait obéir à d'autres impératifs.

C'est en tout cas l'argument qu'elle se donne auprès du peuple. L'idéal qu'on lui reconnaît se rattache à des utopies qui dessinent un monde juste, fraternel, égalitaire. Mais en réalité, deux déviations l'ont éloignée de cet objectif. La première est le rattachement à l'idéologie soviétique, qui pose le capitalisme d'Etat comme étape intermédiaire vers l'avènement d'une société juste.

Les gens n'ont plus d'autonomie et deviennent les pions d'une Masse qu'il convient de manipuler. L'Histoire a montré que ce système constituait en fait une redoutable dictature. La seconde déviation, plus moderne, confie à la gauche le soin de réguler les tensions sociales du capitalisme. Il ne s'agit plus de changer la vie, mais seulement d'aménager le système. Les promesses de fraternité ne sont alors qu'un argument publicitaire à destination du peuple.

On fait ainsi carrière dans la gauche comme dans la droite, et les gens ne voient plus de différence entre les deux. Comme les sociologues l'ont constaté, les variations du chômage et autres indicateurs économiques n'influent que peu sur le sentiment d'insécurité et le cortège de petite délinquance qui l'accompagne.

L'impression de mal-être dépend plus de la suprématie de l'économie que de ses fluctuations. Les suicides de jeunes, les tueries absurdes par désespoir, les actes irrationnels de malveillance, sont des manifestations d'une perte de confiance dans le social.

Or l'homme n'est que social. Lorsqu'il oublie le sens des autres, il perd son humanité. Toutes les aberrations sont alors possibles. Quand la gauche vend son âme au capitalisme, elle fait le sale boulot à la place de la droite. Ainsi a-t-on vu le gouvernement de gauche de Lionel Jospin faire passer la sûreté nationale nom officiel de la sécurité publique avant le bien-être des gens, y compris dans l'école. Faute d'une politique effectivement fraternelle et sociale, on a cédé aux solidarités de caste.

On a fait passer des lois réactionnaires pour donner plus de pouvoir à la police et punir encore plus les comportements ludiques ou déviants. On propose même de rouvrir les bagnes pour enfants et on traque les relations sexuelles au nom de la protection de l'enfance. La liberté se cache derrière les juges et la fraternité n'a même plus de sourire sur le visage des politiciens. Le pire est à craindre si ne se lève pas une nouvelle génération de gens de gauche, pour qui le sentiment d'insécurité doit se résoudre par le développement de pratiques sociales, fraternelles, culturelles, et amoureuses.

Avant de proposer le pouvoir de dire non, il faut affirmer la liberté de pouvoir dire oui. Ne plus diriger, assister, contrôler, mais ouvrir des espaces de liberté, favoriser l'autonomie, laisser s'exprimer les différences.

En attendant d'abolir le capitalisme, on peut lui rogner les ailes. Imposer la démocratie à l'intérieur des entreprises, en ôtant leur pouvoir de nuire aux actionnaires. Et surtout, s'occuper d'autre chose que d'économie. Mettre en place des zones d'échanges, de fête et de fraternité. Créer un climat de confiance et d'amour entre les gens qui n'ont pas de pouvoir à prendre.

Développer partout où c'est possible des structures de démocratie participative. Coopérer au lieu d'entrer en compétition. Cesser de soutenir les professionnels de la politique. Mettre en place une vraie écologie humaine. Rendre communautaires les espaces publics. Laisser parler ceux qui ont quelque chose à dire. Faire taire la propagande, commerciale ou politique. Laisser baiser ceux qui ont envie de le faire.

Faire cesser les atteintes à la liberté de disposer de son propre corps. Laisser chanter, danser, peindre, écrire, jouer de la musique, tous ceux qui ont le désir de s'exprimer, sans impératif de rentabilité. Laisser fumer des herbes enivrantes à ceux qui aiment ça. Enlever le contrôle des médias aux politiques et aux sociétés commerciales.

Dénoncer la laideur des urbanismes et y porter remède. Créer des lieux de discussion pour décider ensemble de quoi faire dans le social.

Surtout ne pas inventer de nouveau parti. Il n'y a pas, pour le moment en France, de mouvement révolutionnaire: Mais les manifestations, même les émeutes — de plus en plus nombreuses — ne font pas encore du présent une lutte à la hauteur du seul enjeu envisageable: La réalité a finalement contredit ceux qui croyaient notre société inattaquable, comme ceux qui prétendent qu'"il n'y a pas de sujet révolutionnaire". La radicalisation du capitalisme en crise, la fin du compromis de classe du XXe siècle, ont fait émerger un embryon de subjectivité collective l'an dernier, ce qui à notre époque était en soi un exploit.

Exploit, que dans un monde si totalement idéologique, l'annonce d'une dureté encore accrue de la négociation de la survie ait mis le feu aux poudres, radicalisé en retour une fraction de la jeunesse et des salariés. Peu sont ceux qui, ayant participé de près ou de loin à la contestation, peuvent nier que démocratie et capitalisme sont incompatibles, ou prétendent encore ne pas voir que nous sommes, depuis longtemps déjà, dans un régime totalitaire.

Quatres formes ont pris le parti de la contestation de l'an dernier, et avec elles des modes d'expression de la crise en cours. Les assemblées Nuit Debout, le cortège de tête et ses ingouvernables, les mouvements de victimes de la police dans les banlieues et quartiers pauvres, et les syndicats du mouvement social traditionnel.

Opérant chacun sur un terrain séparé, tous doivent leurs limites et leur isolement à la spécialisation de leur lutte. Tous se rejoignent, malgré la beauté de leurs actions et la justesse de leurs analyses, dans l'impasse du militantisme: De là, le fétichisme de la parole sans actes de Nuit Debout, le fétichisme inverse du black bloc, l'étroitesse d'esprit ouvrieriste, y compris des bases syndicales, le légalisme incroyable de ceux dont la chair et le sang sont marqués quotidiennement par la police et les relégations de toutes sortes.

De là même, l'ennui et la désertion des AG, la lassitude du marathon des manifs sauvages, la défaite et le découragement des salariés, le retour à l'aliénation religieuse, à la famille, des populations dites immigrées ou fils et filles de. À l'inverse cependant, une synthèse limitée a produit les plus belles brèches des événements de l'an dernier: Tous les malheurs sont solidaires et aucune spécialité n'en viendra à bout.

La possibilité révolutionnaire est toute entière contenue dans l'abandon de la perspective parcellaire de ces mouvements, qui n'est pas leur dissolution ou leur déni, mais la prise en compte du rapport de force sur un terrain à la fois plus fondamental et plus général. La simple addition des composantes du mouvement social, sans articulation et transformation réciproque des uns par les autres ne mènera à rien de suffisamment consistant et unitaire.

Aussi les nuitdeboutistes, comme les mouvements "pour la justice" doivent perdre leurs illusions électorales et légales: Qu'au contraire, le droit est une architecture vide, établie justement pour la marge de manoeuvre qu'il laisse au Marché, à l'État, et leur Police. Aucune loi ne proclame la destruction planétaire du vivant, et pourtant, nous y sommes de fait.

Le black bloc et les grévistes doivent mettre de côté leur querelle en miroir du purisme anarchisant — qui "ose" casser des vitrines et se battre avec la police, contre le purisme ouvrieriste — qui est au contact "concret" du salarié.

Ce qui implique que les ingouvernables diversifient leurs actions — comme ils ont déjà commencé à le faire — et acceptent de débattre hors du champ des évidences plates de leur seule spontanéité.

Aucune lecture, si radicale soit-elle, ne donne de brevet de détention de la vérité. Les syndicalistes, eux, doivent rompre avec les centrales mais aussi et surtout avec l'attitude défensive qu'elles imposent bureaucratiquement, pour retrouver le terrain de la lutte historique.

Terrain volontairement laissé à l'abandon depuis cinquante ans, avec les résultats que l'on connaît. C'est parce que le "réalisme" réformiste ne tient qu'à cela: Depuis que le syndicalisme a renoncé à une position offensive, plus rien n'a été acquis, à peine les régressions avaient elles parfois été limitées jusque là.

Il faut lui ôter les moyens de nuire et prendre ceux de faire autrement. La vie est à gagner au delà du salariat, et de son remplacement cybernétique actuel. Pour devenir révolutionnaires, les mouvements militants quels qu'ils soient doivent admettre une perspective large et accepter de voir dans les manifestations d'injustices particulières le fonctionnement d'une totalité.

Ceci, le "cortège de tête" en a manifesté dès le départ la conscience la plus ferme. La joie collective d'avoir finalement mis un nom sur le problème du monde lui a justement permis d'ouvrir un espace que beaucoup — gouvernants compris — pensaient condamné: Il s'agit d'élargir cet espace, de le concrétiser dans des lieux par des occupations, de diffuser cette intelligence mais aussi de l'approfondir.

En cela, dans le black bloc, les lecteurs comme les rédacteurs du Comité Invisible, sont pris au piège de leur religion de la spontanéité. Ce qu'ils tiennent pour l'aboutissement ultime n'est en fait que le point de départ: Le rôle de la théorie est central, en ce qu'elle nous permet de saisir le monde que nous ne voulons pas, pour pouvoir dire la vie que nous exigeons. Mais les positions de principes ne suffisent pas, puisqu'elles ne se suivent que de la déclinaison du parti-pris initial, sans cesse et systématiquement rejoué, sans aucun égard pour leur terrain d'action.

Il faut vite lutter à la hauteur de l'époque. Personne n'a cru bon pour le moment de définir des ambitions vers lesquelles le mouvement révolutionnaire pourrait tendre. Il nous semble que la vie à conquérir repose, à minima, sur les points suivants: Deux points ne sont à aucun cas à sous-estimer dans la période qui est la nôtre.

Le premier, c'est la défaveur actuelle du rapport de force: Le "renouvellement" du personnel politiques des pays "développés" par une classe plus jeune de néo-cadres, ou plus caricaturale de sous-dictateurs, c'est-à-dire au final une classe plus idéologique, ne témoigne pas d'autre chose.

Le second problème est la chance que pourrait constituer pour le pouvoir une insurrection défaite: Le capital tente de dépasser ses contradictions: Dans ce changement pour un marché plus totalitaire encore, qui voit la fusion complète de l'Etat et du Marché en bureaucratie technologique fluide, rien ne vaudrait un fascisme de transition pour assurer l'instauration de la prostitution informationnelle généralisée.

Et rien ne vaudrait une insurrection défaite pour produire ce même fascisme. Le faux air de qu'a notre époque ne doit pas nous inciter à être prudents, mais déterminés et réfléchis. Mélenchon et la gauche radicale se préparent à paralyser les réactions ouvrières face aux attaques du futur gouvernement http: Et cela dès cet été, au plus vite.

Dans les faits, une machine de guerre politique le prenant en tenaille se met en place pour attaquer frontalement encore plus le prolétariat dans ses conditions de vie et travail. Les tractations entre gouvernement et syndicats ont déjà commencé. Dès le lendemain, 9 mai, de la victoire de Macron, mais aussi le 19 juin au lendemain du second tour des législatives, le Front Social nouvellement formé et regroupant principalement des sections syndicales radicales CGT, SUD-Solidaires et quelques autres, appelait déjà à des manifestations de rue.

Notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique dans cette élection. Voilà le prolétariat et les révolutionnaires authentiques prévenus. Adaptation et maîtrise de son système politique par la bourgeoisie française. Voilà pourquoi il convient que le prolétariat français paie à hauteur des autres prolétariats européens.

Du moins à en croire les médias de tous pays: Ils peuvent prendre des décisions sur des questions de politique étrangère et économique diverses suivant les situations intérieure et extérieure, mais aussi selon les inclinaisons personnelles résultant de positionnements politiques antérieurs. Pour le prolétariat et les révolutionnaires, croire que les bourgeoisies les plus expérimentées et les plus puissantes au monde seraient en crise politique représenterait un certain danger: Les enjeux sont clairs, du moins pour les prolétaires les plus combatifs et conscients et les révolutionnaires.

Les premiers en se regroupant en comité de lutte ou de mobilisation, en particulier lors des luttes, pour pouvoir combattre de manière organisée et collective les sabotages syndicaux et les pièges politiques que les gauches radicales, tel Mélenchon, ne manqueront pas de leur opposer.

Les seconds en cherchant à se regrouper, non pas formellement en soi, mais en assumant les débats et les confrontations politiques autour des groupes révolutionnaires en général, et communistes en particulier et en participant aux interventions de ces derniers dans les luttes ouvrières, y compris dans les luttes et le comités de lutte ou de mobilisation. Aux deux en se retrouvant dans les luttes pour pouvoir se rejoindre et unir leur efforts. Telle est aussi la signification internationale du résultat des élections françaises.

Notre crédibilité, notre efficacité, notre force sont en jeu. Mais la force de quelques-uns ne peut pas se nourrir longtemps de la faiblesse des autres. Mon souhait est donc que nous puissions construire une force commune.

Elle sait que notre destin est redevenu tragique. Chez les altermondialistes ou activistes, tout le monde se dit plus ou moins libertaire. La dictature du prolétariat est une escroquerie, une arnaque dont le seul but est de récupérer le mouvement révolutionnaire au profit d'un parti censé le représenter, et d'imposer la dictature des dirigeants de ce parti sur un prolétariat berné par ses propres représentants.

Le pouvoir accaparé par cette nouvelle classe de bureaucrates, servira à instaurer leur domination sur un prolétariat écrasé par l'instauration d'un capitalisme d'État. La dictature du parti est la dernière arme de la bourgeoisie pour anéantir la révolution. Le prolétariat est la seule classe sociale qui peut abolir toutes les classes en faisant disparaître toute domination et tout esclavage par sa propre dissolution dans l'auto-organisation de l'émancipation de l'humain.

Il est stupide et dangereux de croire que la libération de l'humanité pourrait se réaliser par une soumission à une dictature. Le seul but du prolétariat est sa propre destruction en tant que classe d'esclaves et d'exploités pour la délivrance et la désaliénation de tous.

Les anarchistes se battent contre toute autorité hiérarchique, contre toute uniformisation idéologique, contre toute croyance prédictive, tout modèle à reproduire, toute planification néo-capitaliste à suivre sous prétexte de réalisme.

Ce conflit parcellaire est réducteur et aliène la compréhension humaine. Notre éclectisme est notre force vitale. En modifiant ainsi les règles du jeu par débordement et détournement, ne respectant plus les codes ni les modes, nous augmentons le nombre des choix possibles, créant de nouveaux espaces de liberté. Santé, éducation, logement, travail: De là, ils sélectionnent, confisquent, rentabilisent, concurrencent, privatisent, pillent, exploitent, cassent, brisent, nos propres vies.

La crise pour ceux qui la subissent est une mise à mort sociale, la crise pour ceux qui la décrètent est un mode de fonctionnement financier.

S'indigner individuellement, c'est bien. Se révolter collectivement, c'est mieux. Un système régit le monde, le capitalisme. Un système dont la crise est le principe de fonctionnement, le capitalisme. Le capitalisme régit le monde, depuis deux siècles.

Le capitalisme n'est autre que la loi du Capital. C'est-à-dire de la puissance financière, et le pouvoir de ceux qui la détiennent. Le capitalisme est un système qui divisent le monde entre ceux qui détiennent la puissance financière, et ceux qui y sont soumis. Ils nous parlent maintenant de "crise planétaire", de son urgence, de sa menace, de son irréversibilité, de sa fatalité.

Ce n'est pas la première, ce n'est pas la dernière. Davantage, la crise planétaire est le mode continu du capitalisme. Le capitalisme régit le monde, divisé entre ceux qui détiennent la puissance financière et ceux qui y sont soumis. Deux langages, deux logiques de nécessités, deux classes. Le capitalisme divise le monde en deux logiques: Le capitalisme détruit le monde. L'économie de profit et la logique de la puissance financière saccagent écosystème et vies humaines. Le capitalisme soumet le monde aux lois du Capital, et l'assassine.

Le capitalisme est un système de mort. Où il faut mourir pour lui: Les dernières "grandes crises planétaires", périodes nommées comme telles, celles du krash boursier de et du krash pétrolier de ont rendu possible et justifié les pires dictatures et les plus monstrueuses des guerres. Cette nouvelle "grande crise planétaire" depuis le semi-krash boursier de est en train actuellement de rendre possible et de justifier les pires dictatures et les plus monstrueuses des guerres.

Mais depuis deux siècles de capitalisme, de crise continue, il n'y a finalement qu'une seule dictature et une seule guerre: Depuis deux siècles, la seule réalité planétaire est celle d'une guerre de classe.

Une guerre entre la vie et la finance, entre l'humain et le profit, entre la nature et la statistique. La situation actuelle, en , pour chaque quartier, chaque ville, chaque pays, chaque continent n'est qu'un écho plus retentissant encore de la réalité sociale mondiale, de deux siècles de crise continue planétaire: Dettes bancaires, bourses déstabilisées, déroute économique, toutes les formules officielles sont bonnes pour amener la nécessité financière d'une "restructuration générale", qui n'est autre qu'une offensive violente du capitalisme pour se régénérer.

Le capitalisme ne se régénère que par la casse sociale et l'écrasement de vies humaines. Comme il l'a toujours fait. Tout commence par des licenciements, des augmentations et créations de taxes, des coupes budgétaires, des pertes de subventions, des privatisations, des délocalisations, de manière graduelle avec l'apparence de phénomènes isolés.

Puis on se rend compte de la cohérence précise et calculée de cette casse sociale qui va jusqu'au génocide social. C'est ce qui se passe actuellement en Grèce, où les offensives du Capital se sont multipliées et violemment durcies depuis La dette de grandes banques et des pertes boursières ont affamé tout un peuple qui meurt lentement de notre passivité internationale et de la répression d'Etat locale.

L'Etat a effectivement une souveraineté, qui n'est pas une souveraineté populaire mais une souveraineté policière. L'Etat a pour seule fonction de maintenir l'ordre, par tous les moyens qu'il jugera nécessaire, pour permettre les mesures d'austérité de s'implanter sans discussion contre l'ensemble de la population. Ces mesures d'austérité obéissent aux nécessités du Capital.

En cette période décisive se joue en Grèce un basculement. Un basculement irréversible et irrémédiable. La crise est un fait. C'est le mode de fonctionnement de leur système et de leur régime, le capitalisme. C'est le capitalisme, c'est tout. Régime et système des puissants, de la finance et des marchés, des patrons de multinationale et des bourses. Ce monde-là n'est pas le nôtre.

Ce qui nous importe à nous est de nourrir nos familles et de vivre avec décence et dignité, d'avoir des enfants et de pouvoir se loger, se vêtir, et se subvenir. Ce monde nous le permet par mérite et par chantage, par menaces et par compétition, par isolement et par sélection. Aujourd'hui, leurs finances sont en "crise". Cette crise n'est pas la nôtre. C'est la crise de leur régime, de leur système, de leurs finances et de leurs multinationales. Ces riches et patrons si puissants, invisibles de notre quotidien, ont bâti leur pouvoir sur notre labeur et sur la spéculation virtuelle de leurs bourses folles à partir de notre travail.

Ces riches et patrons si puissants voient leur pouvoir vaciller dans les rouages qui sont les leurs, et nous imposent à nous d'accroître notre labeur, de se plier davantage à leurs chantages et menaces. Ces riches et patrons, ces bourses et marchés, veulent sauver leur puissance sur nos vies, nos enfants, nos toits. Pour sauver leur puissance en déroute, ils nous écrasent, nous affament, nous exterminent. Et si nous ripostons avec tant soit peu de force, ils nous répriment, nous fichent, nous matraquent, nous emprisonnent.

Aujourd'hui plus que jamais, ils font des premiers exclus et des premiers écrasés de cette logique et de ce régime l'alimentation fondamentale de nos peurs. Ils fabriquent des ennemis. Ils inventent des boucs-émissaires. Tout génocide est un génocide social. Toute extermination est une extermination sociale. Et aujourd'hui, de nouveau, plus que jamais, ils font des premiers exclus et des premiers écrasés de cette logique l'alimentation fondamentale de nos peurs. Justifiant progressivement les prochaines exterminations.

Et toute extermination est sociale. Aujourd'hui, "c'est la crise", disent-ils. C'est l'heure à nouveau d'une période de violente régénération du capitalisme. La crise, le mode de devéloppement du capitalisme. Sur l'écrasement de nos vies. Pour sauver leur pouvoir, les puissants doivent écraser la réalité humaine et la réalité de la vie.

Pour sauver sa puissance, le capitalisme doit écraser l'humain et le vivant. Au début, c'est l'augmentation du chômage, jusqu'à être la réalité de plus de la moitié d'une population entière.

C'est l'augmentation des taxes, des impôts et des factures. C'est l'augmentation des ressources d'énergie, des loyers et des denrées alimentaires. Simultanément ou par la suite, c'est la destruction de toute protection sociale. C'est les coupures budgétaires puis la fermeture stricte des hôpitaux, des écoles et des foyers d'accueil.

C'est l'abolition de notre droit à la retraite, de notre droit à un toit, de notre droit à nous vêtir et nous nourrir. De notre droit à avoir des enfants et de vivre.

Et si l'on refuse ce chantage, cette peur, cette menace, cette crise, ce monde, ce capitalisme ; si l'on refuse de travailler dans l'espoir strict de ne pas mourir de faim ou de froid ; si l'on refuse cette urgence et cette angoisse permanentes et écrasantes comme nouvelles règles de vie, comme équilibre de survie: Alors c'est le fascisme. Aujourd'hui, voilà ce qui se passe en Grèce.

En Grèce, les mères abandonnent leurs enfants parce qu'elles n'arrivent plus à les nourrir. En Grèce, les migrants sont arrêtés par milliers dans de grandes rafles de rue et emmenés dans des centres de rétention d'où ils sont renvoyés sans un sou dans des pays en guerre.

En Grèce, des enfants affamés livrés à eux-mêmes sillonnent par trois ou cinq les grandes rues hostiles de la capitale, quémandant pièces ou bouts de pain en échange d'un paquet de mouchoir ou d'une mélodie à l'accordéon. En Grèce, des dizaines de milliers de foyers ont leur électricité coupée, faute de ne pas avoir payé des factures exorbitantes. En Grèce, il n'y a plus ni médicaments dans les hôpitaux, ni livres d'étude dans les écoles ; ni personnels dans les foyers d'accueil, ni nourritures abordables dans les supermarchés.

En Grèce, les gens meurent, de faim, de froid, de drogue, de solitude, de répression, de désespoir, de misère. Aujourd'hui, ce qui devient un dernier point d'arrivée en Grèce est le nouveau point de départ ailleurs. Et vont suivre la même chute infernale pour tous et chacun, étape par étape, graduellement ou en accéléré, imposée par les nécessités propres des puissants, de cette crise, de ce monde en crise, du capitalisme.

Mais aujourd'hui, en Grèce, le peuple refuse. De s'organiser par eux-mêmes. De se confronter à la police. D'occuper leurs lieux de travail. D'occuper et paralyser mairies, hôtels de ville et préfectures.

Contre les nécessités propres des puissants, de cette crise, de ce monde en crise, du capitalisme. En ces journées décisives se joue en Grèce un basculement. Le peuple grec, dans la réalité humaine et vivante de notre monde, qui n'est pas statistique ou équilibre financier, mais réel. Celui de devoir se nourrir, nourrir ses proches, nourrir ses enfants. Celui de devoir se loger, loger ses proches, loger ses enfants. Celui de devoir se soigner, soigner ses proches, soigner ses enfants.

Celui de devoir se vêtir, vêtir ses proches, vêtir ses enfants. Celui de devoir s'éduquer, éduquer ses proches, éduquer ses enfants. Celui de vivre et non survivre, pour soi, ses proches, ses enfants. La nécessité humaine et de la vie n'est pas celle de la puissance financière. La nécessité humaine et de la vie n'est pas celle du capitalisme. Notre nécessité à nous, hommes, femmes, simples, anonymes, sans autre ambition de n'être que ces hommes, ces femmes, simples, anonymes, sans autre pouvoir que celui de pouvoir avoir des enfants et les chérir, les nourrir, les loger, les éduquer ; cette nécessité et cette volonté, cette création et ce partage, n'appartient qu'à nous.

Notre nécessité d'hommes et femmes simples et anonymes est celle obéissant à notre réalité humaine et vivante. Aujourd'hui, en Grèce, des hommes, des femmes, simples, anonymes, veulent défendre leur humanité et leurs vies.

Aujourd'hui, en Grèce, des hommes, des femmes, se battent pour cela. Un homme, une femme, qui veut vivre aujourd'hui en Grèce, est un homme combattant, une femme combattante. Pour soi, ses proches, ses enfants. Des hommes, des femmes, simples, anonymes, se battent, par centaines, par milliers, par centaines de milliers. Descendent dans la rue. Occupent leurs lieux de travail. Font grève des loyers et des factures. Occupent et paralysent les lieux de pouvoir. Constituent des Comités de Quartiers.

Envahissent et occupent des immeubles vides. Occupent les hôtels de ville. Laissent les banques s'effondrer. Tentent de s'auto- organiser, de se réapproprier de manière autogestionnaire leur outil de travail. Et des personnes meurent, des jeunes meurent, des mères meurent, des chômeurs meurent, des migrants meurent, des enfants meurent. Le peuple meurt de faim, de matraques, de froid, de grenades explosives, de solitude, de lacrymogènes asphyxiants, de désespoir, de voltigeurs.

Qui ont vaincu et régné sur la répression de révolutions et la mort de peuples entiers. Et un premier régime fasciste vainqueur de la mort d'une révolution et d'un peuple entier justifie la victoire et le règne de tous les régimes fascistes.

Franco a vaincu et régné sur la mort de la vague révolutionnaire de en Espagne. Hitler, Pétain, Mussolini, Staline ont vaincu et régné par la victoire et le règne de Franco. Le fascisme européen a vaincu et régné sur le fascisme espagnol, qui fut le dernier à mourir. Et aujourd'hui, de nouveau, plus que jamais, ils font de l'écrasement de la révolte et la mort du peuple grec la condition nécessaire pour la victoire et le règne du fascisme en Grèce.

Si le fascisme vainc et règne en Grèce, les régimes fascistes vont vaincre et régner dans toute l'Europe. Le combat des hommes, des femmes, simples, anonymes, grecques est le combat de tous les hommes et de toutes les femmes, simples, anonymes, d'Europe et au-delà. Le combat du peuple grec est le combat de tous les peuples d'Europe et au-delà. Laisser écraser la révolte du peuple grec et sa mort est laisser écraser toute possibilité de révolte des peuples d'Europe et au-delà, et permettre leur mort.

Laisser la victoire du fascisme en Grèce, c'est laisser la victoire du fascisme dans toute l'Europe. Et la révolte grecque, seule, isolée, abandonnée, comme le fut la révolution espagnole en , sera réprimée, écrasée, exterminée. Être solidaire et combattre pour le peuple grec, c'est être solidaire et combattre pour tous les peuples d'Europe, pour tous les hommes et toutes les femmes, simples, anonymes, d'Europe.

Nous nous adressons à tous et chacun, de ceux qui cherchent du travail ou en ont un, de ceux qui veulent s'en sortir ou qui croient s'en être sortis, de ceux qui craquent dans les Pôle Emploi ou craquent de leurs conditions de boulot, de ceux qui n'ont pas le temps de rêver ou de ceux qui n'en peuvent plus du rêve marchandisé, de ceux qui galèrent déjà à nourrir leur famille ou de ceux qui n'osent pas avoir d'enfants en ayant déjà du mal à se nourrir eux-mêmes, de ceux pris dans la routine sans fin du travail ou de ceux pris dans la routine sans fin de la recherche de travail, de ceux à qui on reproche de vivre au-dessus de leurs moyens ou de ceux qui n'ont pas du tout de moyens ni de vie, de ceux qui n'ont pas de travail en étant sur-diplômés ou de ceux qui n'ont pas de travail sans aucun diplôme, à tous et chacun donc qui veulent s'en sortir et vivre avec le minimum de décence.

Nous nous adressons à tous et chacun, effrayés ou ignorants de ce monde qui s'embrase, sympathisants ou fuyants de ce monde qui s'effondre, assommés de mots quotidiens martelés par des gens inconnus derrière l'écran de la télé d'Etat, tels "crise", "sécurité", "stabilité", "catastrophe", "chômage", "insécurité", "urgence", "désastre", "économie", "bourses", "marchés", qui s'alternent dans l'indifférence médiatique avec "football", "stars", "people", "nouvel écran plat".

A tous ceux qui n'ont pas le temps de parler avant qu'on parle à leur place. A tous ceux qui n'ont pas le temps de vivre avant qu'on les détermine à leur place.

A tous ceux qui craquent et à qui on parle comme des enfants attardés. Depuis et les nouvelles offensives, toujours plus violentes, du Capital à travers le monde, de nouveaux élans de résistance populaire se confrontent à la bourgeoisie régnante et à l'Etat répressif. La spirale des troubles et de cette guerre de classe a commencé dans le "monde arabe" avec les révolutions en Tunisie, Egypte, Lybie, Bahrein, Syrie, qui continuent encore. Pour balayer tous leurs ennemis.

A mesure que la crise et la casse sociale s'aggravent, des villes s'embrasent et la révolte s'étend. En huit mois, de l'été au printemps , les capitales européennes des pays les plus touchés socialement ont brûlé: Londres du 6 au 11 août , Rome le 15 octobre , Athènes le 12 février , Barcelone et Madrid le 29 mars La grève générale illimitée reste la première arme révolutionnaire de notre classe. C'est la seule arme qui peut faire changer la peur de camp: Il n'y a pas de "vous", il n'y a pas "les autres", il n'y a pas "c'est la vie", il n'y a pas "là-bas", il n'y a pas "de toute façon", il n'y a qu'un nous.

Nous qui travaillons et galèrons, nous à qui "les fins de mois" est une question quasi- existentielle, nous qui sommes des hommes, des femmes, simples, anonymes, qui voulons avant tout nous en sortir. Nous qui voulons avant tout nous nourrir, nous loger, nous vêtir, avoir des enfants sans nous sacrifier ni les sacrifier.

Et nous sommes ces hommes, ces femmes, simples, anonymes, avant d'être des "clients", des "élèves", des "ménages", des "citoyens", des "consommateurs", des "actifs", des "inactifs", et nous avons des conditions de vie communes. Pour combler nos nécessités humaines, pour nous vêtir, nous loger, nous nourrir, subvenir nos enfants, nous devons travailler ou chercher du travail.

Notre quotidien, nos conditions de vie sont communes: Ceux sans travail n'ont droit ni à se loger, ni à se vêtir, ni à se nourrir, ni à subvenir ces enfants. Nous, c'est tous ceux qui se sont posés au moins une fois la question "comment s'en sortir? Dans chaque quartier, dans chaque ville, dans chaque pays, sur chaque continent, nous sommes la masse innombrable qui nous posons au moins une fois la question "comment s'en sortir?

Et dans chaque ville, dans chaque pays, sur chaque continent, il y a une poignée de personnes qui ne se sont jamais posés cette question. Ils sont riches, l'ont toujours été et ne se posent que leur seule question possible: Cette poignée de personnes, nous ne les croisons jamais dans notre quotidien, ils ne font pas partie de nos vies.

Pourtant ce sont eux qui déterminent selon leurs nécessités propres et leur seule question toute la réalité quotidienne de nos vies. Ce sont les grands propriétaires, les PDG, les grands patrons, les multinationales, les directeurs banquiers, les chefs d'Etat, les ministres, les députés, les sénateurs, les préfets. Tous ceux-ci étant au service exclusif de ceux plus riches et plus puissants encore, les décideurs du monde, les décideurs du sort de la planète et de peuples entiers, et de nos vies particulières.

Ces décideurs sont encore plus invisibles, n'ont ni nom ni visage, et ont créé toutes sortes d'instance en abréviation pour augmenter leur puissance et leur richesse, ces instances qui n'ont de sens réel pour nous que comme abréviation: Il y a nous, la classe des exploités.

Il y a eux, la classe des exploiteurs. Et il n'y a de rapport entre ces deux classes qu'un rapport de guerre. Nous sommes ceux qui dès l'enfance parfois se demandent "comment s'en sortir", et ils sont ceux qui décident à notre place comment nous devons vivre et déterminent comment, à notre place, "s'en sortir". Selon leurs critères, leurs nécessités, leurs exigences: Et à partir de là calculer, investir, écraser.

Ces critères, ces nécessités, ces exigences, ne sont pas les nôtres. Et à partir de là rencontrer, voyager, aimer. Nous sommes ceux qui "sont payés", ils sont ceux qui "payent"; nous sommes ceux qui construisons, ils sont ceux qui se pavanent; nous sommes ceux qui produisons, ils sont ceux qui se goinfrent; nous sommes ceux qui travaillons, ils sont ceux qui se dorlotent; nous sommes ceux qui tenons le plateau, ils sont ceux qui se servent; nous sommes ceux qui cirons leurs chaussures, érigeons leurs palaces, gérons leurs dossiers, récurons leurs chiottes, administrons leurs rendez-vous, rédigeons leurs mémoires, médiatisons leurs débats, assurons leur sécurité, produisons leurs intérêts, suons leurs richesses, votons leurs puissances, applaudissons leurs discours, remercions leurs promesses, attendons leurs patiences, craignons leurs décisions, espérons leurs clémences, louons leurs propriétés.

Nous sommes ceux qui travaillons, ils sont ceux qui décident, décrètent. Nous sommes ceux qui sommes licenciés, ils sont ceux qui le décident. Nous sommes ceux qui créons la richesse, ils sont ceux qui nous la confisquent. Nous sommes ceux qui construisons des maisons et des appartements, ils sont ceux qui les achètent.

Nous sommes ceux qui payons des loyers, ils sont ceux qui décident de leur montant. Nous sommes ceux qui travaillons la terre et le pain, ils sont ceux qui les détiennent. Nous sommes ceux qui payons la nourriture, ils sont ceux qui décident des tarifs. Nous sommes ceux qui rendons possible la grande distribution, ils sont ceux qui décident des prix. Nous sommes ceux qui utilisons les transports en commun, ils sont ceux qui les rendent payants.

Nous sommes ceux qui étudions, ils sont ceux qui décident du contenu et de la valeur des études. Nous sommes ceux qui allons à l'école, ils sont ceux qui décident du contenu et de la valeur de l'éducation.

Nous sommes ceux qui allons dans les hôpitaux, ils sont ceux qui décident des moyens et de la valeur de la santé. Nous sommes leurs esclaves-salariés. Les lois du Capital et de ceux qui le détiennent, la bourgeoisie, ont fait de nous depuis plusieurs siècles leur main d'oeuvre, un prolétariat.

Ils sont ceux qui détiennent les armes, nous sommes ceux qui les appréhendons. Ils sont ceux qui construisent les prisons, nous sommes ceux qui les remplissons. Ils sont ceux qui créent les frontières, nous sommes ceux qui les subissons.

Ils sont ceux qui licencient, nous sommes ceux qui nous prenons des lacrymos pour oser l'avoir refusé. Ils sont ceux qui décrètent les guerres, nous sommes ceux qui y mourront. Ils ont le monopôle de la violence et du jugement, nous n'avons que le droit d'être violentés et jugés. Ils nous divisent entre "violents" et "non-violents" alors que ce sont eux qui ont matraques et gaz pour nous réprimer tous.

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